Samedi 19 décembre 2009 6 19 /12 /2009 13:53

Les délégations des "Délégués départementaux de l'éducation nationale" (DDEN) du Var comme celles d'autres départements recrutent.
La mission des DDEN est non seulement utile mais elle est aussi très symapthique et intérieurement valorisante. Elle ne doit pas être considérée comme une fonction honorifique, en effet, le ou la DDEN, désigné-e par l'Inspecteur d'Académie veille aux bonnes conditions de vie des enfants, à l'école et autour de l'école.
Laïques et ami-e-s de l'école publique, contactez la fédération de votre département, il y a certainement une école près de chez vous qui a besoin de vous.
Pour notre département du Var, contactez Jean-Louis IMBERT - 24 allée des Capucines - BP 55 - 83162 - La Valette du var Cedex.
 
Ci-dessous, un extrait du site de la "Fédération des délégués départementaux de l'Education nationale" (http://www.dden-fed.org/), extrait qui reprend les différentes missions du DDEN et qui vous convaincra de votre future utilité.

Le DDEN est :
Un ami de l'école publique, nommé officiellement pour veiller aux bonnes conditions de vie des enfants, à l'école et autour de l'école.
Les délégués sont désignés par l'Inspecteur d'Académie, pour 4 ans, après avis du Conseil Départemental de l'Éducation nationale. Leur mandat est renouvelable et toujours révocable.
Chaque délégué exerce sa fonction à titre individuel, dans la ou les écoles dont il a la charge, et collectivement, dans le cadre de sa délégation.

Incompatibilités
  • - Toutefois, lorsqu'ils exercent un mandat municipal, les délégués départementaux de l'éducation nationale ne peuvent intervenir sur le territoire de la commune dans laquelle ils sont élus, ni dans les écoles au fonctionnement desquelles cette commune participe (article L.241-4-5° du code de l'éducation) selon la loi 2006-636 du 1erjuin 2006.
  • - Ils ne peuvent pas être :
    • - instituteur ou professeur d'école en activité,
    • - délégués dans l'école où est scolarisé leur enfant.

Il est également fortement déconseillé aux enseignants retraités de retourner en tant que DDEN dans l'école où ils ont exercé.

La Délégation

- Une délégation regroupe les délégués d'une ou plusieurs circonscriptions d'Inspecteur, ou d'une partie de circonscription (un ou plusieurs secteurs scolaires). Après chaque renouvellement quadriennal, la délégation est installée, en présence de l'Inspecteur départemental, sur convocation de l'ancien Président, ou, en l'absence de celui-ci, de l'un de ses délégués.

- La délégation procède à l'élection d'un Président et d'un Vice-président. Les Présidents de délégations éliront à leur tour un Président et un Vice-Président départementaux, qui représenteront l'ensemble des délégations auprès des autorités et des instances départementales. - Le Président départemental assiste, avec voix consultative, aux réunions du Conseil Départemental de Éducation nationale. Lors de la première réunion de délégation, les écoles à visiter sont réparties entre les délégués.

- Les D.D.E.N. parents d'élèves ne peuvent visiter l'école fréquentée par leurs enfants, les D.D.E.N., maires et conseillers municipaux chargés des questions scolaires, ne peuvent être chargés des écoles de leur commune, ni des communes limitrophes.

- Chaque directeur d'école doit être informé des nom et adresse du délégué affecté à son école. L'Inspecteur de l'Education nationale sera également avisé. Les réunions ultérieures de la délégation, à raison d'une par trimestre, se font sur convocation du Président. Il est conseillé d'en arrêter la date en accord avec l'I.E.N. de circonscription.

- La délégation prend connaissance des rapports de visite d'école qui lui sont adressés par chaque délégué une fois par an. Pour les écoles publiques elle les transmet à l'Inspecteur de Éducation nationale et au maire de la commune concernée. Elle en établit une synthèse, pour le secteur, à l'intention du Président Départemental. Pour les écoles privées, elle les adresse seulement à l'Inspecteur de Éducation nationale et au Président départemental.


Le Délégué

La surveillance des bâtiments scolaires constitue l'aspect le plus évident, mais non le seul de la mission du D.D.E.N. Il peut être consulté sur :

  • - La convenance des projets de construction, d'aménagement et d'équipement des locaux,
  • - L'utilisation des locaux scolaires en dehors des heures de classe.

Sa fonction s'étend en outre aux centres de loisirs, transports, restaurants scolaires, bibliothèques et centres de documentation, caisses des écoles, en un mot à tout l'environnement éducatif.

Il est conseillé de faire une première visite, dès la rentrée scolaire, pour se rendre compte des difficultés s'il y en a et des besoins, et une autre, au cours du troisième trimestre scolaire, pour constater si les observations du délégué ont été prises en compte.

A l'école publique, la visite portera sur :

  • - la structure de l'Ecole (nombre d'élèves, nombre de classes, nombre d'enseignants, d'animateurs, personnel de services),
  • - l'assiduité des élèves,
  • - l'état des locaux (salles de classe, locaux annexes : préau, cours, restaurant, escaliers, équipement sanitaire),
  • - l'éclairage, le chauffage, l'insonorisation,
  • - le mobilier scolaire,
  • - le matériel d'enseignement audiovisuel, informatique,
  • - les installations sportives, de restauration, d'examen médical,
  • - la dotation en livres de classes et de bibliothèque,
  • - la sécurité à l'intérieur des bâtiments (prévention contre l'incendie et exercices d'évacuation rapide), PPMS,
  • - la sécurité à l'extérieur (circulation autour de l'école et surveillance des sorties),
  • transports scolaires,
  • - services périscolaires,
  • - conditions générales de fonctionnement.

Il facilitera les relations de l'enseignant avec la municipalité et les partenaires du système éducatif. Il s'intéressera à l'évolution des effectifs afin que l'école dispose des moyens humains nécessaires à son bon fonctionnement. Il suivra l'implantation des regroupements pédagogiques intercommunaux, la scolarisation des moins de trois ans, les transports scolaires, la création éventuelle de réseaux d'écoles.

D'une manière générale, outre les fonctions de surveillance des bâtiments scolaires et de liaison entre l'école et la municipalité, les usagers et l'administration, le délégué contribuera à l'animation, voire à la création, s'il y a lieu, d'oeuvres ou équipements complémentaires de l'école : amicales laïques, centres aérés et centres des loisirs, colonies de vacances, caisses des écoles publiques.

Le délégué est membre de droit du Conseil d'Ecole. A ce titre, il doit être convoqué à chacune des réunions par le Directeur. Il doit y assister régulièrement. Il s'efforcera de faciliter les relations entre tous les partenaires de l'Ecole publique pour le bien être des élèves.

Il doit faire preuve de vigilance et défendre les intérêts de l'Ecole publique en ayant pour but de travailler pour le mieux-être des enfants, au sein d'une école toujours plus accueillante et efficace.

A l'école privée

Selon les textes : « la visite du délégué départemental de l'éducation nationale porte sur les conditions de sécurité, d'hygiène et de salubrité de l'établissement. Il s'informe de la fréquentation scolaire ».

Il vérifiera essentiellement :

  • - les structures de l'établissement et le nombre d'enfants par classe,
  • - la tenue du cahier ou du fichier de présence des élèves et des maîtres,
  • - le nombre des élèves ayant quitté le CM2 pour les établissements privés, de ceux qui sont entrés dans l'enseignement public, et de ceux qui restent à l'école élémentaire après 11 ans,
  • - le nombre d'enfants de moins de 6 ans et les conditions d'accueil périscolaire.
Par Martine Aubry 83 - Publié dans : Dans le Var - Communauté : Les blogs socialistes
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 16 décembre 2009 3 16 /12 /2009 10:01
Img_Logo_RegionPACA.pngATours, ce dernier week-end, le PS a validé ses listes pour les élections régionales exceptées celles du Var et de l'Indre .
Ces dernières sont maintenant validées et, en ce qui concerne le Var, la liste présentée par la fédé a été reprise sans modification, ainsi, les premiers de liste sont :

1. ALFONSI Robert 
 
2. PEIRANO Mireille 
 
3. VUILLEMOT Marc 
 
4. DI MEO Elsa 
 
5. LAUGIER Charles 
 
6. GUIGONNET Sylvie 
 
7. BRUEL Michaël 
 
8. CHABOT Mireille
... / ...

Le blog "Aubry83" sera constamment présent auprès de nos candidats et à l'écoute des Varois lors da campagne des Régionales.



Par Martine Aubry 83 - Publié dans : Dans le Var - Communauté : Les blogs socialistes
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 15 décembre 2009 2 15 /12 /2009 14:23

Serait-ce générationnel ou culturel ? Dans tous les cas, il ne m’est, aujourd’hui, pas possible d’accepter que l’on puisse faire un recul pareil et c’est pour cela qu’homme, je souhaite un plus large débat sur cette réforme qui remet fondamentalement en cause le rôle de la femme en politique.


20080213PariteBloch1.jpg  (Dessin de Serge Bloche pour Rue89 http://www.rue89.com/2008/02/13/inegalite-homme-femme-la-parite-attendue-en-2065 )

Aujourd’hui, selon les chiffres des ministères de l’Intérieur, les femmes représentent 12% des députés, 11% des sénateurs, 10,9% des conseillers généraux … Est-ce là, la proportion de l’engagement qu’il leur est laissé ?


Bien sûr, depuis 2001, plus nombreuses sont les femmes à accéder aux fonctions de maire et les conseils municipaux sont maintenant composés de près de 31,6 % par la gent féminine … Cependant, sans ce contenter de ses résultats, il n’en demeure pas moins que c’est la loi qui nous l’a permis.


Et alors que le seul hémicycle à se rapprocher de la parité est celui des Régions - 47,6% sont des conseillères régionales - on voudrait sous prétexte de réforme des collectivités - dont l’utilité n’est pas encore prouvée - remettre en cause un système électoral qui seul a pu garantir ce progrès.


Alors, mesdames, prenez garde ! Si nous nous projetons après cette réforme, vous serez moins de 20% à intégrer les Conseils régionaux.


Non que je sois pour que la loi compense nos écueils culturels, parce qu’il devrait être naturel de côtoyer autant de femmes que d’hommes aux responsabilités politiques, elle a, en effet, permis de faire avancer la France sur cette problématique. Ainsi en 2002, nous ne comptions que 12,3% de femmes au Parlement européen alors que depuis les dernières Européennes, nous arrivons à 44% de représentantes françaises.


Faut-il aujourd’hui que nous acceptions ce recul ? Je ne peux admettre qu’un gouvernement ose proposer un tel recul et je me demande sérieusement comment les femmes engagées de toutes sensibilités politiques peuvent admettre cela.


Malheureusement et encore une fois, nous ne pouvons que constater les différences entre l’affichage d’un gouvernement qui présente des ministres « hommes et femmes » et leur représentation, leur traduction en actes politiques.
Je ne crois pas que la destinée féminine dans une société moderne se résume à  « Sois belle et ne pense pas trop ! ».


Michaël BRUEL

Secrétaire Fédéral à l’animation du Secteur Nord Ouest. Var

Par Martine Aubry 83 - Publié dans : Dans le Var - Communauté : Les blogs socialistes
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 15 décembre 2009 2 15 /12 /2009 11:04
Var.Matin.14.12.09-2.jpg

Merci à Var Matin pour cette synthèse d'une réunion réussie.
Par Martine Aubry 83 - Publié dans : Dans le Var - Communauté : Les blogs socialistes
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 14 décembre 2009 1 14 /12 /2009 11:48

 


DSC_2884.jpgMercredi 9 décembre 2009, nous avons eu le plaisir de recevoir à Correns Marylise LEBRANCHU, député du Finistère, 1ère Vice-présidente du Conseil Régional de Bretagne et ancienne Garde des Sceaux. Avec Mireille PEIRANO, Conseillère Régionale et 1ère Fédérale du Var, Michaël LATZ, Maire de Correns et Président de l’UDESR et moi-même, Secrétaire Fédéral à l’animation du Secteur Nord Ouest, nous avons accompagné dans ce débat Mme LEBRANCHU.


Devant des élus locaux et des citoyens aux couleurs politiques diverses, nous avons pu faire un tour d’horizon de cette réforme, aberrante,  surtout en milieu rural. Parce qu’il m’est impossible de retranscrire la totalité de ce riche débat, je vous en présente 3 points :


Comment aujourd’hui peut-on être Maire d’un village est soutenir cette réforme ? Les tontons
La Taxe Professionnelle est supprimée sans aménagement d’une compensation pérenne. Les participations de partenaires tels que les Régions et les Départements ne seront plus cumulables avec la suppression des Clauses de compétence générale. Et, l’intervention financière de ces mêmes partenaires sera limitée à 50% du coût du projet alors qu’elle est aujourd’hui à 80% et que c’est déjà un cadre règlementaire exceptionnel en Europe. Loin de permettre des économies, cela va surtout appauvrir les communes et les limiter dans leurs possibilités d’investissement. Il va devenir très difficile à une commune de réaliser un équipement structurel, culturel, sportif, éducatif, etc … avec une réduction de ses propres ressources et une diminution des aides. En regardant autour de soi, on ne peut que constater l’importance des partenariats dans l’aménagement de nos villages.


Comment aujourd’hui peut-on parler d’égalité homme/femme et de parité en soutenant cette réforme ?
Alors qu’il aDSC 2849 fallu la loi pour permettre que la culture de la parité intègre la société française aujourd’hui cette réforme remet en cause le seul hémicycle qui soit paritaire. A l’achèvement de cette réforme, les premières projections permettent déjà d’estimer la présence féminine dans les nouveaux hémicycles Départementaux et Régionaux à seulement 20%. C’est une réforme misogyne renvoyant la femme en dehors de la chose publique.

 


Comment peut-on parler d’économie sur les impôts et d’écologie en acceptant cette réforme des collectivités ?

Alors que le coût des indemnités d’élus représentent seulement 0.02% des budgets des collectivités, on scande démagogiquement que cette réforme réduira cet impact financier. Mais on n’étale pas les contraintes et déplacements supplémentaires qui alourdiront les bilans carbones de ces mêmes collectivités. On ne présente pas non plus la valeur du bénévolat de milliers d’élus de nos petites communes qui apportent temps et compétences permettant à nombre de projets d’émerger.

DSC 2786Ne pouvant être trop exhaustif et synthétique car il y a beaucoup trop à dire, je vous convie à aller sur ce lien pour construire votre propre opinion : http://www.lagazettedescommunes.com/actualite/pdf/avant-projet-Reforme-collectivites-20-07-09.pdf


Michaël BRUEL,

Secrétaire Fédéral à l’animation du secteur Nord Ouest

Par Martine Aubry 83 - Publié dans : Dans le Var - Communauté : Les blogs socialistes
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 13 décembre 2009 7 13 /12 /2009 13:37

Quand on est ministre, on ne rit pas.

 

 


et aussi

et "Le grand emprunt" par "Le petit journal" :

Par Martine Aubry 83 - Publié dans : A voir, à lire, à écouter ... - Communauté : Les blogs socialistes
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 12 décembre 2009 6 12 /12 /2009 21:18

Rassemblé à Tours, le PS a validé ses listes pour les élections régionales et a présenté ses propositions pour les régions. Celles du Var et de l'Indre seront validées mardi !

Extrait du contrat socialiste pour nos régions :


" ... /... Aujourd’hui, la droite veut recentraliser, réduire les services publics et tout contrôler depuis Paris. Au nom d’un projet de société fondé sur les principes de liberté, d’égalité, de solidarité, de laïcité, de démocratie, nous proposons aux Français un nouveau contrat démocratique avec les citoyens. Parce que nous pensons que les citoyens sont les meilleurs experts de leur vie, nous voulons qu’ils soient co-auteurs des politiques publiques avec leurs élus et les acteurs de la democratie sociale (syndicats, associations...). ... /..."



Par Martine Aubry 83 - Publié dans : Dans le Var - Communauté : Les blogs socialistes
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 6 décembre 2009 7 06 /12 /2009 22:02
Lors de la conférence de presse du Parti Socialiste sur le sommet de Copenhague, Martine Aubry démontre la nécessité d'un autre modèle de production et d'un autre modèle de développement, de même, Martine Aubry confirme que, pour les socialistes :
"l'écologie et le social sont indissociables".



Martine Aubry Copenhague 2009 : Conférence de presse
par PartiSocialiste
Par Martine Aubry 83 - Publié dans : France - Communauté : Les blogs socialistes
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 5 décembre 2009 6 05 /12 /2009 18:33

A la synthèse de l'"Association TGV et Développement Var Nice Côte d'Azur", il manquait une carte, "RFF - Mission LGV PACA" en met une à notre disposition dans son dernier document.

LGV.jpg
 L'association " TGV et Développement VAR NICE CÔTE D'AZUR " dans le cadre de sa participation aux "23èmes rencontres du Transport public" a mis à disposition du grand public une synthèse claire, sans bla bla, non partisane et suffisamment condensée pour prendre le temps de la lire complètement. Nous vous la mettons en disposition dans son intégralité. En fin d'argumentaire, vous trouverez les coordonnées de cette association.
Merci encore à Alain Patouillard et Jean Claude Sappa.


                                                
   " 23èmes Rencontres du Transport Public  -  24 Novembre 2009 à NICE "

Dans le cadre des XXIIIeme rencontres du transport public qui se sont tenues à Nice les 24, 25 et 26 novembre 2009 nous avons été invités par un organisme de formation à venir présenter le projet de la LGV PACA et le rôle que nous avons joué tout au long des nombreuses années pendant lesquelles nous avons défendu ce projet d’intérêt général. Une trentaine d’élus de plusieurs régions de France accompagnés de leurs Vices Présidents chargés des Transports, avaient répondu à l’invitation de Gérard PIEL, Vice Président Chargé des transports au Conseil Régional Provence Alpes Côte d’Azur. Nous avons repris l’argumentaire ci après :


U
ne région qui veut se développer a besoin de transports ferroviaires performants mais passer de 250 trains journaliers en 1998 à 720 en 2010 sur des infrastructures vieillissantes n’étaient pas une tâche facile. Il est aussi reconnu par beaucoup que ce n’est pas encore suffisant si nous voulons vraiment lutter contre le réchauffement climatique dû essentiellement aux rejets dans l’atmosphère, de gaz à effet de serre émis par les moyens de transport utilisant l’énergie fossile.

Mais rajouter des TER de manière massive sur les mêmes voies où circulent les trains de grandes lignes, les TGV et les trains de fret, a vite des limites physiques que vous comprendrez aisément, d’où l’idée malheureusement abandonnée dans les années 80 et remise au goût du jour par JC GAYSSOT alors Ministre des Transports, à la demande de Gérard PIEL , de remettre sur les rails le projet de construction d’une nouvelle infrastructure pour continuer la ligne à grande vitesse du TGV Méditerranée, jusqu’à Nice et voire au-delà. Cette infrastructure nouvelle doublerait la voie historique littorale en la fiabilisant à condition qu’elle n’utilise pas les mêmes emprises, puis à construire une nouvelle ligne, il faut réaliser une ligne digne du 21eme siècle pour permettre à l’ensemble de la Région PACA d’être connecté au réseau européen de grande vitesse.

Malgré l’accord ministériel de l’époque des difficultés subsistaient, aussi en 2001 Gérard PIEL, en partenariat avec différentes associations, décida de créer une association s’appelant « TGV développement Var Nice Côte d’Azur », chargée de promouvoir l’idée de ce projet de nouvelle ligne indispensable pour le développement de la Région. En plus des oppositions prenaient naissance, particulièrement dans le Var. Oppositions dues au passage proprement dit de la ligne mais aussi à des positions difficilement compréhensibles de certains élus privilégiant les intérêts locaux immédiats à l’intérêt à long terme régional.


L’association TGV et développement a
ensuite largement contribué au fait que la machine se mette en route :

       - demande puis saisine de la Commission Nationale du débat Public ( CNDP), 

      - Suivi du
débat public avec 48 réunions publiques sur tout le territoire de la région  auxquelles il a été rajouté une quinzaine de réunions organisées par l’Association TGV et Développement, souvent à la demande de Collectivités ou d’Associations diverses.


Puis fin 2005 l’
Etat décide de continuer ce projet considéré opportun par la CNDP.


Ensuite de 2006 à 2008, des études complémentaires ont été réalisées sur différents tracés faisant partie des grandes solutions qui avaient émergées lors du débat :


- Rejoindre directement Nice en partant de Cavaillon et en passant par le haut Var, c’est le tracé le plus rapide pour faire Paris Nice (3h 35) mais
qui ne permet pas un aménagement correct du territoire de PACA et ne permet pas d’avoir des relations Est-Ouest convenables. Son coût est 8,7 Md€. Tracé peu soutenu …


- Utiliser la LGV Méditerranée jusqu’à Marseille en construisant une gare souterraine sous Marseille Saint Charles (1 Md €) puis, en repartant vers Toulon Centre ou Toulon Est, en empruntant un itinéraire sous des montagnes à la géologie mouvementée. Ce tracé dit des Métropoles est le plus cher (11,4 Md€) de tous avec des faisabilités difficiles, les temps de parcours sont de Paris à Nice en 3h 50 et de Marseille à Nice en 0h 58. Ce tracé a été soutenu par de grands élus de la région, puis par le Ministre de l’Aménagement du territoire et Maire de Nice.


- Utiliser les couloirs de nuisances en partant d’Aix TGV et en allant vers Saint Maximin et Brignoles. Ce tracé dit du Moyen Var est le moins cher (8 Md€) de tous; les temps de parcours sont corrects: Paris-Nice en 3h 39 et Marseille-Nice en 0h 58. Après une étude sérieuse tenant compte de l’expérience ferroviaire de nombreux de ses membres, l’Association TGV et Développement a décidé de soutenir ce tracé paraissant le plus réaliste.


- Utiliser les voies existantes en les améliorant, tracé soutenu par les
Ecologistes. Une étude faîte par un Cabinet anglais lors de la construction de la LGV Méditerranée dans la Vallée du Rhône avait démontré à l’époque que les dégâts collatéraux et les coûts étaient tels qu’il valait mieux construire une ligne nouvelle.


En début 2009, constatant l’opposition à
la solution réaliste concernant le passage par le Moyen Var, le Ministre, Monsieur BORLOO décide de nommer un médiateur : Monsieur COUSQUER. Celui-ci a travaillé du 11 février 2009 au 28 juin 2009 sur le dossier : sa mission officielle était de trouver un tracé faisant consensus.

Partant d’une projection sur 2040 des transports régionaux il arrive à démontrer que le tracé des Métropoles était le meilleur, le 29 juin 2009, M BORLOO décide alors que ce tracé sera choisi et il demande à RFF de continuer rapidement en lançant les études d’AVP sur ce tracé.

A l’heure actuelle RFF continue son travail, une convention de financement des études a été établie et approuvée par l’ensemble des financeurs (86 M€). Ces études sont d’une durée de 4 ans pour préparer le dossier de DUP. Une charte de concertation va être mis en place.


L’Association TGV et Développ
ement a pris acte de la décision en demandant à toutes les parties de mettre tout en œuvre rapidement afin que ce projet se réalise dans des temps acceptables, 2020 étant l’objectif mais RFF parle aujourd’hui de 2023.

Le choix du tracé le plus cher et le plus difficile techniquement rend perplexes de nombreuses personnes inquiètes quant à la véritable volonté de faire ce projet alors que d’autres sont résolument optimistes.

Par contre plusieurs Maires (Antibes, Cannes, Grasse, Valbonne), constatant le prix élevé du projet, disent maintenant qu’ils se contenteraient d’une simple amélioration de l’existant entre Saint Raphaël et Nice. Mais sur quelles voies tous les trains vont-ils pouvoir circuler ? Raisonnement difficile à suivre.

La démarche de lobbying que nous avons entreprise dès 2001 nous paraît nécessaire et intéressante pour pouvoir mener à bien de tels projets dans la mesure où tout projet de cette nature, se heurte à des intérêts particuliers importants s’opposant à l’intérêt général. De plus les opposants sont souvent surmédiatisés aussi pour lutter à armes égales, il faut se donner les moyens.


Argumentaire
établi par Alain PATOUILLARD et Jean Claude SAPPA


                                                            ASSOCIATION TGV ET DEVELOPPEMENT VAR NICE COTE D’AZUR

                                                 7 avenue Aristide Briand BP 66 - 83270 Saint-Cyr-sur-Mer

Tél : 06 12 42 39 22 / 06 12 16 04 82

E-mails : alainpatouillard@club-internet.fr - j.cl.sappa@wanadoo.fr
WWW.associationtgvdeveloppement.fr

Par Martine Aubry 83 - Publié dans : En Provence (PACA) - Communauté : Les blogs socialistes
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 4 décembre 2009 5 04 /12 /2009 16:24
 Un article de Stefan Ulrich paru le 25.11.2009 sur le Süddeutsche Zeitung


" Tandis qu'Eric Besson annonce qu'un millier de sans-papiers pourraient être régularisés, le gouvernement français menace de fermeture administrative les entreprises qui emploient des personnes en situation irrégulière. Le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung dénonce le manque de réalisme de la politique française en la matière et estime qu'il s'agit d'une atteinte de plus à la crédibilité de la politique.


Le gouvernement français a choisi de jouer des muscles face aux entreprises qui emploient des immigrés clandestins. En cas d'infractions graves, les préfectures pourront imposer des fermetures administratives aux entreprises. [.../...] Voilà une décision qui fait bon effet, alors que des millions de Français ne trouvent pas de travail et que certains employeurs exploitent les immigrés en leur versant des salaires de misère. Pourtant, étudiées plus attentivement, les menaces des ministres de l'Immigration et du Travail sonnent creux. Car si adopter des lois plus sévères est une chose, les appliquer en est une autre. .../..."


En conclusion, Stefan Ulrich écrit :
«  ...
Quand on adopte des lois plus sévères sans les appliquer, quand on menace et qu'on ne frappe pas, quand on dénonce puis qu'on regarde ailleurs, on sape le respect du droit ... ».

L'intégralité de cet excellent papier repris par "Courrier International" sur :
http://www.courrierinternational.com/article/2009/11/25/une-absurde-facon-de-traiter-les-sans-papiers

Par Martine Aubry 83 - Publié dans : France - Communauté : Les blogs socialistes
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 4 décembre 2009 5 04 /12 /2009 13:25
Ce sont 82% des militants PS du Var qui ont approuvé, lors d'un vote interne, la liste des candidats PS aux Régionales 2010.
Michel Vauzelle, avec ses convictions, son combat pour les services publics, son savoir faire, son appétit de rassemblement, ... oui, Michel Vauzelle peut compter sur le soutien et le militantisme des socialistes varois pour que la Région PACA reste à Gauche.

La liste, telle qu'elle a été votée :
   
 1. ALFONSI Robert
 2. PEIRANO Mireille
 3. VUILLEMOT Marc
 4. DI MEO Elsa
 5. LAUGIER Charles
 6. GUIGONNET Sylvie
 7. BRUEL Mickaël
 8. CHABOT Mireille
 9. PINEAU Michel
10. LEVILLAIN CASTEL Martine
11. MARANZANA Bruno
12. CAMIER Letizia
13. POZZI PASQUIER Laurent
14. DENUNZIO Magali
15. CLERMONT Jacques
16. MAZOYER Angélique
17. GIEN Armel
18. GHEZIA Hachemi
19. PILLE Didier
20. JARDILLIER Evelyne
21. ROUVIER Michel
22. TRICOCI Myriam
23. BASSE René
24. MAURY Catherine
25. FONTAINE Bernard
Par Martine Aubry 83 - Publié dans : Dans le Var - Communauté : Les blogs socialistes
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Jeudi 3 décembre 2009 4 03 /12 /2009 11:00
"Le socialisme de notre temps et de tous les temps n'a d'autre vocation que de construire un monde dans lequel l'Homme puisse s'émanciper pour s'épanouir librement. Il ne peut y avoir de réponse cohérente sans considérations de l'ensemble de ce qui est vital à l’être humain et sans transversalité de celles-ci. Aucune réponse pour élaborer la société de demain ne peut se faire en dehors de ce postulat.
Cela veut dire qu’il est impossible de délier la question écologique de la nature humaine et que notre projet socialiste doit le dire en tant que tel.
Quel aberration de construire une société qui empoisonnerait sa descendance ? Quel sens donné à une utopie sociétale s’il y a une tragique finitude ?
Le socialisme évolue avec le temps et la société avec toujours ce même objectif, rendre l’être humain heureux ; aujourd’hui il ne peut donc plus s’extraire de la considération écologique. Elle fait partie intégrante de cette vocation humaniste et rend encore plus urgent la nécessité de construire une société plus juste car le crime, c’est de savoir. On ne peut accepter en connaissance de cause que les hommes et les femmes de cette planète ne puissent vivre dignement car ainsi ils programment au jour le jour notre fin. Celui qui a faim et froid ne peut comprendre de la même façon l’urgence écologique et passera outre par ce que son choix sera autre. Il devient donc urgent que nous élevions tous les peuples de notre terre pour qu’ensemble nous la respections et qu’elle puisse continuer à nous nourrir.
Nous ne pourrons gagner cette bataille contre nous mêmes et le temps qu’en prenant conscience qu’il n’y a pas une alternative entre une société humaniste et une société écologiste, c’est le même combat. L’un ne peut s’ériger sans l’autre parce qu’aujourd’hui le Libéralisme Economique a souillé la terre d’un productivisme acharné et irrespectueux. Cela veut aussi signifier qu’intrinsèquement l’écologisme est lié au socialisme pour construire un projet global de société qui lui permettra de s’exercer.
Ainsi, l’écologisme n’a aucun sens s’il demeure esseulé, il est devenu au même titre que l’ensemble des valeurs qui nous fondent, l’une d’entre elles."

Michaël Bruel.
Par Martine Aubry 83 - Publié dans : Dans le Var - Communauté : Les blogs socialistes
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 3 décembre 2009 4 03 /12 /2009 09:50
Martine Aubry a bouclé à Rennes son Tour de France du projet du PS. La patronne du PS a, pendant plus dune heure, prononcé un discours offensif dans lequel elle a proposé "une nouvelle donne économique, durable et sociale" à la France qu'on aime.
Ci-dessous un extrait de son discours que vous retrouverez dans sa totalité sur
http://discours.parti-socialiste.fr/2009/12/02/martine-aubry-la-france-quon-aime/

... / ...
Je veux à ce moment vous faire partager le bonheur que j’ai eu à lire ces paroles de l’écrivain libanais Amin Maalouf : « les sociétés devraient assumer, elles aussi, les appartenances multiples qui ont forgé leur identité à travers l’histoire ».

L’égalité se gagne ou se perd à l’école, à l’entrée de l’hôpital, dans l’accès à l’emploi, dans le regard d’un DRH ou à l’entrée d’une boîte de nuit. La fraternité se gagne ou se dissout devant la porte d’une préfecture, dans la hantise d’une expulsion de sa famille chaque fois que l’on prend le métro, dans l’injustice des contrôles d’identité au faciès dans la rue ou dans le train.

Pour construire une identité commune, on ne commence pas par dire « la France, tu l’aimes ou tu la quittes ». On ne crée pas un ministère de l’Identité Nationale et de l’Immigration. En liant immigration et identité, on ne rend service ni aux migrants, ni à la France. Comment construire le vivre ensemble sur le refus de l’autre ? Je demande solennellement la suppression de ce ministère au nom de la France que nous aimons.

La France qu’on aime, c’est celle qui dit : « La France, tu l’aimes, donc tu la construis avec nous ». Il faut faire aimer la France ; aujourd’hui nos gouvernants aggravent les fractures sociales, abandonnent les banlieues, favorise la promotion de quelques-uns et entretiennent la stigmatisation des jeunes et aussi des Français issus de l’immigration et des étrangers.

Alors sachons définir une politique d’immigration avec des règles claires et justes, définies en partenariat avec les pays d’origine. Faisons vivre le droit d’asile de la France, terre des Droits de l’Homme. Et comme nous l’avons demandé, donnons un avenir ici dans notre pays, en régularisant ceux qui ont montré leur capacité d’intégration depuis plusieurs années sur notre territoire, ceux qui travaillent, cotisent, paient des impôts, ceux qui ont des enfants scolarisés…C’est cela aussi l’identité de la France. ... / ...

Ou, mieux encore, la video :


 


Rennes : discours de Martine Aubry
par PartiSocialiste
Par Martine Aubry 83 - Publié dans : France - Communauté : Les blogs socialistes
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 2 décembre 2009 3 02 /12 /2009 11:55

Martine l’a décidé, le répète à qui veut l’entendre, « Je travaille » !

Pas dans l’apparence, pas à lumière des caméras, ce n’est pas sa tasse de thé, mais au contact des gens, des « vrais », des ouvriers, employés, patrons, jeunes, vieux, arabes ou noir, hétéro ou homo bref « l’homo œconomicus lambda », pas le militant encarté, celui qui sait parler et aime prendre la parole en public, celui qui a un message rodé, celui qui manie aussi très bien la langue de bois.
Non, Martine a souhaité écouter les habitants, dont nous ne connaissions pas les orientations politiques.


Promis juré, après un hors d’œuvre de qualité, ½ heure d’interventions diverses (voir vidéo), il fallait passer au plat de résistance : la parole aux citoyens. C’est alors que 3 micros se sont promenés au milieu des 500 personnes présentes et ont été tendus au gré des demandes.


Bien sûr, on retiendra les premières interventions, celle de cette dame de 55 ans nous expliquant que les personnes de sa génération sont confrontées à deux problèmes : des parents âgés, souvent dépendants, avec des petites retraites d’un coté de la chaine et de l’autre des enfants, commençant dans la vie active et une vie de galère … « Je veux bien payer des impôts mais il faut des services en échanges … »


Bien sûr, on retiendra l’intervention de cette jeune femme de 35 ans qui, émue aux larmes, nous raconte avec pudeur son parcours de galère pour terminer avec ces mots terribles : « j’ai 35 ans, il me reste encore 5 ans pour pouvoir faire un enfant mais avec quel avenir  … ? »


Bien sûr on retiendra l’intervention de cette commerçante, Six Fournaise, qui se plaint du manque de volonté politique pour la sauvegarde du commerce de proximité, des banques qui ne prêtent plus. Des paroles, des promesses non suivies des actes.


Bien sûr les interventions se sont suivies pour dénoncer la décrépitude des services publics, l’enseignement, l’insertion professionnelle, la poste…


Alors après un plat si bien garni, Martine nous invita à partager un vrai dessert :

«Si on changeait profondément le sens de cette société, on y arriverait tous ensemble ! […] Nous, maintenant, ce que l’on attend de nous, de la Gauche, c’est que l’on propose, pas seulement quelques petites mesures à la marge du système, parce que ce n’est pas seulement une seule crise de conjoncture, c’est le système qui nous mène au mur, donc c’est des vrais choix politiques au vrai sens du terme : pourquoi on produit dans cette société ? Qu’est ce que l’on produit ? […] Changer vraiment un certain nombre de choses, le marché oui, mais s’il est encadré, s’il est régulé, s’il reste dans le domaine du privé, qu’il ne rentre pas dans le domaine collectif. Oui, mais encore faut-il qu’il ne rentre pas dans les biens collectifs comme on le fait actuellement à l’hôpital ou à Pôle Emploi [..]. L’idéologie libérale rentre partout y compris dans les têtes, c’est cela qu’il faut éviter, elle rentre dans l’organisation des entreprises. […] Nous proposerons un projet que nous pourrons mettre en pratique, je le dis extrêmement simplement, comme nous l’avons toujours fait, on n’a pas toujours réussi mais je crois que l’on n’a pas menti [..]. »


En suite de ce dessert, Martine nous a conviés, à Rennes, le 2 décembre, au dernier repas de son tour de France pour une restitution des débats autour de  « La France qu’on Aime ».

Le rendez vous est pris. Nous, militants, nous avons rangé nos micros, nos fiches, nous avons partagé le pot de l’amitié, avec le sentiment partagé d’avoir passé une excellente soirée, ce qui est toujours agréable et motivant à la veille d’élections importantes.



Voilà qui nous donne envie de visionner les débats :

Par Martine Aubry 83 - Publié dans : En Provence (PACA) - Communauté : Les blogs socialistes
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 2 décembre 2009 3 02 /12 /2009 09:20

Ce travail collectif entre dans le cadre des contributions souhaitées par Martine Aubry.

 

Quelles valeurs pour le PS ?

Les résultats des dernières élections – locales, nationales et européennes – nous ont confortés dans l’idée que la Gauche est à refonder.
La social-démocratie en très fort recul, les Partis communistes en déroute, les succès de l’écologie sociale (Les Verts), les taux d’abstention partout très importants et jusqu’au succès de la droite et de l’extrême droite qui révèlent, en creux, les besoins du renouveau politique : faute d’alternative crédible, les français votent pour ce qu'ils connaissent et qui les sécurisent dans ce monde troublé, inquiétant. Nous ne pouvons plus aborder les questions du XXI° siècle avec les grilles de lecture du XX°, a fortiori celles du XIX°.

Les progrès gigantesques des conditions de vie des Européens, l’allongement de l’espérance de vie, de la santé, de l’éducation ont montré que le capitalisme n’était pas l’épouvantail absolu que nous signifiaient les analystes de la lutte de classe. Les grands penseurs de la social-démocratie en France, les grands économistes et agitateurs d’idée du christianisme social, de grands entrepreneurs ont montré au XX° siècle que le capitalisme pouvait largement être encadré, régulé de telle façon qu’il pouvait apporter beaucoup de bienfaits aux hommes.

Ces systèmes sont à bout de souffle et les appareils qui en découlent ne valent plus beaucoup mieux. C’est ce que nous montrent les résultats des élections européennes mais aussi toutes les élections en France en apparence contradictoires depuis 2002 : les victoires socialistes aux régionales, aux municipales, le « non » au traité constitutionnel de l’Europe, le succès personnel de Ségolène Royal. Partout, dans tous les appareils politiques de gauche, au PS, chez les Verts, au PCF, des hommes et des femmes ont des idées de plus en plus proches et aspirent à un renouveau de la pensée et des appareils. La constitution du NPA va également dans le sens de cette recherche d’aspirations nouvelles.

1) Quelle est la nouvelle donne mondiale du XXI° siècle ? Trois points essentiels.

Le capitalisme, même régulé montre ses limites à offrir au monde entier les bienfaits qu’il a apporté à une minorité d’Européens de l’Ouest et d’Américains du nord. La crise économique actuelle est une crise structurelle profonde qui dépasse largement la question financière mais pose fondamentalement l’arrivée de deux milliards de Chinois et d’Indiens qui veulent eux aussi les richesses auxquelles nous avons accès et la mise sur la touche d’un milliard d’Africains et nous n’oublions pas les autres…. Le mécanisme du capitalisme est le profit et repose sur une croissance sans limite des biens de production. Il faut repenser les notions de croissance économique et de productivisme.

Cette crise en annonce une bien plus profonde encore et bien plus grave : la planète ne supportera pas nos rythmes de croissance actuels, nos gaspillages et nos pollutions. Tout le montre, les prévisions des scientifiques réalisées il y a dix ans sont toutes dépassées par l’accélération du réchauffement climatique. Il n’y a que Le Pen pour ne pas le comprendre. Nous devons penser une « alter-croissance » et d’autres formes de développement.

Les progrès de l’humanité posent depuis quelques décennies trois questions de société nouvelles pour lesquelles nos réponses sont encore bien pauvres :

- Comment finaliser l'égalité Hommes – Femmes ?

- Quelle place pour une jeunesse qui commence vers 15 ans et se termine vers 30-35 ans quand les plus de 60 ans peuvent espérer vivre bientôt jusqu’à 100 ans sans que le monde devienne désespérant pour les uns et pour les autres?

- Quelle place pour tous ces hommes et ces femmes amenés de plus en plus à quitter leurs pays d’origine pour fuir la misère, la violence et très bientôt leurs terres victimes du réchauffement de la planète  (questions des « identités nationales ») ?

2) Une donne spécifiquement française :

- La France présente une particularité en Europe que l’on ne retrouve qu’en Corée du sud ou au Japon. Nous sommes un pays marqué par un corporatisme très fort qui fige les statuts sociaux. Cela ne pose guère de problèmes quand tout va bien, cette situation est vécue comme terriblement anxiogène en cas de crise.
a) Les méfaits du corporatisme

Le corporatisme fige les statuts. Pour accéder à un statut, il faut beaucoup se bagarrer. C’est l’enjeu des diplômes et autre concours qui, sous prétexte d’égalité démocratique, figent les positions. C’est la « méritocratie » à la française. Pour décrocher son statut social, vécu comme devant durer toute la vie, un homme doit beaucoup investir. Investissement en argent, investissement familial, investissement en travail, en temps. Il n’est pas prêt à abandonner ce statut. Sa perte est vécue comme dramatique. Il n’y a pas de possibilité de repêchage.

Le statut corporatiste est vécu comme la protection essentielle. Ceci explique pourquoi les Français plébiscitent les diplômes à outrance et la fonction publique en cas de crise.

Ce mode de fonctionnement est terriblement anxyogène en cas de crise (peur du déclassement), et d’une façon générale pour les jeunes (si je n’obtiens pas mon diplôme, que vais je devenir ? Comment vais je pouvoir m’insérer dans le monde adulte ?) Ce mode de fonctionnement laisse de côté les plus fragiles qui n’ont pas de statut ou qui se retrouvent déclassés. Il est un frein à l’innovation, à l’invention, au dynamisme de la pensée. Il rend toute reforme de fond très difficile pour ne pas dire impossible.
b) Comment lutter contre ce corporatisme ?

Il faut donner de la souplesse à nos systèmes.

Cela commence d’abord par une réforme profonde de l’éducation nationale, de son architecture et de ses objectifs.

Cela doit s’accompagner de réformes sociales structurelles, (procédures de recrutement et d’embauche, flexi-sécurité professionnelle, statut de l’étudiant, reformes du statut des politiques…). Des réformes qui permettent à chacun de changer de statut facilement, à tout âge, sans pour autant le vivre comme un déclassement.

 

3) Les valeurs du socialisme au XXI° siècle

Elles découlent des réflexions précédentes. Plus que jamais, les valeurs fondamentales du socialisme sont à l’ordre du jour :

Permettre à chaque homme de pouvoir s’épanouir individuellement tout au long de sa vie dans le vivre ensemble.

Pour cela, mettre en place les moyens qui permettent aux plus fragiles d’accéder aussi à ce rêve :

en leur assurant les protections et les compléments nécessaires par un contrat social fort, des régulations nécessaires. Plus que jamais le rôle du politique, des associations, des coopérations, des solidarités et de la loi est nécessaire.

- En favorisant le lien social.

- En étant conscient que l’intérêt général et l’épanouissement collectif sont les conditions de l’épanouissement personnel.

- En comprenant que cet intérêt général se doit d’être pensé à un niveau mondial (co-développement).

- En martelant que intérêt général et épanouissement individuel ne peuvent être confortés qu’en respectant l’environnement que la nature nous donne et en gérant au mieux notre planète pour en préserver les atouts pour les générations futures.

- En comptant sur l'éducation de masse et de haut niveau.

 

Le PS se doit de porter cette réflexion au cœur de la vie politique et citoyenne. Nous devons aller à la rencontre de la « gauche humaniste et républicaine » pour reprendre une expression convenue pour impulser le débat autour de spécialistes qui ont défriché ces questions nouvelles. Cela nous semble crucial pour créer les conditions d’une gauche unie, quelque soit son statut, seule capable d’apporter les réponses politiques que nous attendons.

                                 

La section de Lorgues (Var)

Par Martine Aubry 83 - Publié dans : Dans le Var - Communauté : Les blogs socialistes
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander

Pétitions

Arrêtez ce débat, Monsieur le Président !
Depuis le 2 novembre 2009, la France a été entraînée, malgré elle, dans les tourments d’un débat sur l’identité nationale. De nombreuses voix s’étaient pourtant élevées pour avertir que le lien posé d’emblée entre l’immigration et l’identité nationale était de nature à libérer une parole au « mieux » stigmatisante, au pire raciste.
Le racisme n'est pas une opinion

  Pour lire la suite et signer la pétition

 

Rendez-vous

Ce blog ne mettra en ligne aucun article d'opinion relatif aux élections régionales ; seules les dates et lieux de réunions ainsi que les listes (1er et second tours) et résultats du 1er tour y seront indiqués.

Tu souhaites qu'une date, un article, une contribution soit mise en ligne sur notre blog varois, 
transmets à
aubry83@orange.fr

Martine Aubry 83

  • : Ce blog est celui de tous les socialistes varois, militants comme sympathisants, qui, à l'image de la première secrétaire nationale, Martine Aubry, font et feront tout pour mener la France à GAUCHE, pour mener l'Europe à GAUCHE. Comme dit Martine : "Cette liberté de ton, cette nécessité d’expression, cette volonté d’ouvrir notre parti doivent être au cœur de chacun de nos futurs rendez-vous ..."
  • Recommander ce blog

La musique de la semaine

Adhère au PS

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés